) désigne une forme d'échange contractuel utilisant la douleur, la contrainte, l'humiliation ou la mise en scène de divers fantasmes dans un but érogène.

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» Pour Jacques Lacan, ce que vise le masochiste c'est provoquer l'angoisse de l'Autre.

Le masochiste ne se projette nullement dans le sadique dont il cherche au contraire la capitulation en touchant son point d'angoisse.

L’hypothèse normale, morale ou sublime ; nos douleurs font plaisir aux dieux qui nous contemplent et nous surveillent.

Et deux hypothèses perverses : la douleur fait plaisir à celui qui l’inflige, ou à celui qui la subit.

Ainsi Jean-Paul Sartre démontre que le masochiste ne s'adresse pas au sadique, mais qu'il éduque un bras armé pour tenir le rôle de dominant dans le monde masochiste.

« En particulier le masochiste qui paye une femme pour qu'elle le fouette, la traite en instrument et, de ce fait, se pose en transcendance par rapport à elle.

Ainsi le masochiste finit par traiter l'autre en objet et par le transcender vers sa propre objectivité.

On rappelle, par exemple, les tribulations de Leopold von Sacher-Masoch qui, pour se faire mépriser, insulter, réduire à une position humiliante, était contraint d'utiliser le grand amour que les femmes lui portaient, c'est-à-dire d'agir sur elles en tant qu'elles s'éprouvaient comme un objet pour lui.

Dans sa préface de la Vénus à la fourrure, Daniel Leuwers nous dit que dans la relation masochiste « il s'agit de donner au dominant ou à la dominante, l'illusion d'un pouvoir alors qu'il se trouve sous l'emprise souterraine du dominé qui le force à le battre très précisément selon ses attentes et ses désirs ».

Régis Michel confirme plus récemment « Exit le sadomasochisme, créature monstrueuse d’un Frankenstein sémiologue, qu’on n’a mis en cage que pour l’exhiber à des fins hygiénistes dans les foires à concept de la morale bourgeoise…

Il n'est plus possible de le prétendre depuis l'analyse de Gilles Deleuze, les Éditions Robert Laffont ont réédité une partie de l'œuvre de Leopold von Sacher-Masoch, dans un ouvrage intitulé Œuvres Maîtresses, dont Cécile Guilbert signe la préface.